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Des tomates sans résidus chimiques - une approche étudiée

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En réponse à la demande sans cesse croissante des consommateurs pour des tomates sans résidus chimiques, les producteurs relèvent le défi − selon Biobest, un leader dans le domaine des systèmes naturels de soins aux cultures.  Sur la base des bons résultats engrangés en France et dans les pays du Benelux, d'autres marchés manifestent actuellement un vif intérêt pour cette technologie.

“Des programmes de dépistage et de surveillance intensifs sont le fondement d'une production sans résidus chimiques,” dit Sam Gui, spécialiste en gestion des cultures chez Biobest. “Notre approche repose sur la détection rapide des ravageurs dès qu’ils apparaissent dans la culture et une réaction immédiate avec la stratégie biologique adéquate. Un retard de réaction ou l'utilisation d'une mauvaise stratégie, et la pulvérisation peut devenir inévitable, avec tout ce que cela implique. Un autre prérequis est une bonne hygiène préalable.”

La lutte contre les aleurodes des serres dans les cultures où l’on vise une production sans résidus chimiques repose sur une approche préventive. “L'emploi des pièges collants jaunes Bug-Scan pour surveiller l'émergence des premiers aleurodes permet aux producteurs de réagir rapidement en introduisant notre Encarsia-System,” explique Sam Gui. “La guêpe parasite Encarsia formosa peut s'établir et commencer à se développer dans une culture où les niveaux de ravageurs sont très bas. Lorsque la saison progresse, le parasite est en position de force pour avoir le dessus sur la population croissante du ravageur.

“Notre Macrolophus-System, qui emploie le prédateur généraliste Macrolophus pygmaeus, joue également un rôle clé dans la stratégie. Il est possible de l'utiliser en combinaison avec notre source de nourriture riche en protéines Nutrimac de manière à accélérer son établissement. En commençant tôt et en ayant une population stable en place, les producteurs parviennent à lutter pendant toute la saison, sans pulvérisation, contre les aleurodes. Si la population de ravageurs dépasse le seuil d’intervention au-delà duquel des dégâts peuvent être observés, des pesticides botaniques ne laissant pas de résidus chimiques peuvent être utilisés de manière corrective.”
Phytoseiulus persimilis reste le pilier des stratégies de lutte intégrée contre les tétranyques. Une lutte curative, un suivi attentif sont obligatoires car ce prédateur ne peut pas survivre en l'absence de ravageurs.
“Notre Macrolophus-N-System peut aussi jouer un rôle vital,” dit Sam Gui. “Contenant différents stades nymphaux, ces prédateurs commencent à se nourrir immédiatement lorsqu'ils sont relâchés aux points d'infestation des tétranyques.”
Comme la résistance aux acaricides contenant du bifénazate augmente, les producteurs qui emploient des programmes conventionnels de lutte chimique se tournent de plus en plus vers ces solutions de lutte biologique qui ont fait leurs preuves.
La lutte contre les pucerons peut se révéler particulièrement difficile dans les cultures où la lutte chimique n’est pas utilisée. Selon Sam Gui, le succès repose à nouveau sur une approche préventive, employant un dépistage minutieux et l'établissement précoce du prédateur en avance de celui du ravageur. “Notre stratégie en cultures de tomates est centrée autour d’Aphidoletes aphidimyza,” explique-t-il. “Les pupes de ce moucheron prédateur sont néanmoins incapables d'éclore en zones sèches. Nous recommandons donc aux producteurs de les installer dans des seaux de libération spécialement conçus à cet effet qui fournissent le milieu humide requis.”

Lorsque les premiers points d'infestations des pucerons sont détectés, Biobest recommande d'introduire des parasitoïdes supplémentaires comme Aphidius colemani (Colemani-System) et Aphidius ervi (Ervi-System).

Sam résume: “Une suite de stratégies biologiques sur-mesure pour chacun des ravageurs principaux de la tomate, voilà ce qui aide nos producteurs à réussir dans la production de tomates sans résidus chimiques."


source : biobestgroup.com