- les insectes : les pucerons

les insectes : les pucerons


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La super-famille des Aphidoidea regroupe environ 4 000 espèces d'insectes de l'ordre des Hémiptères, réparties en dix familles. Parmi ces espèces, environ 250 sont des nuisibles agricoles ou forestiers, généralement connues sous le nom de « pucerons ». Leur taille varie d'un à dix millimètres de long.
L'une des espèces ravageuses les plus connues est le phylloxéra, qui a atteint la quasi-totalité du vignoble français au XIXe siècle.

Classification

Règne:Animalia

Embranchement:Arthropoda

Sous-embr:Hexapoda

Classe:Insecta

Sous-classe:Pterygota

Infra-classe:Neoptera

Super-ordre:Hemipteroidea

Ordre:Hemiptera

Sous-ordre:Sternorrhyncha

Super-famille :     Aphidoidea

Description


Les pucerons sont de petits insectes mesurant généralement entre 1 et 4 mm. Ils peuvent être verts, roses, rouges, noirs, bruns, bleus, jaunes ou bien encore bleuâtres. Ils possèdent des antennes situées entre les deux yeux. Leurs pièces buccales forment un rostre ou proboscis. Celui-ci est tenu sous le corps lorsque l'insecte ne se nourrit pas. Le thorax porte six pattes. La plupart des pucerons adultes sont aptères, exception faite de certains mâles, ainsi que de certaines femelles appelées à changer de plante hôte. Leurs ailes sont transparentes et membraneuses. Les antérieures sont plus grandes que les postérieures. À l'extrémité de l'abdomen se trouve la cauda (sorte de queue) qui sert à diriger l'écoulement du miellat, substance sucrée qui sort de l'anus des pucerons. Chez plusieurs espèces de pucerons, on trouve sur l'abdomen deux structures en forme de tubes : les cornicules.

Cycle de vie 

Les pucerons sont des insectes à métamorphose incomplète (hétérométabole). Le jeune puceron est semblable à l'adulte ; pour grandir, il subit des mues (au plus 4).
Il existe deux types de reproduction chez les pucerons :
  • la reproduction sexuée ;
  • la parthénogenèse (sans fécondation).

Défense contre les prédateurs



Les larves de coccinelles
Selon une étude publiée mi-2007, le puceron du chou Brevicoryne brassicae dispose d'un système de défense chimique qui exploite et imite celui de sa plante-hôte. La larve de ce puceron absorbe et stocke dans son hémolymphe certains métabolites protéiques (glucosinolates), qui protègent le chou de ses prédateurs, et - comme le fait le chou - ce puceron produit une myrosinase (glucohydrolase de β-sulfoglucoside) qui catalyse l'hydrolyse des glucosinolates, synthétisant ainsi des produits biologiquement actifs. L'étude montre que les larves de coccinelles (Adalia bipunctata) nourries avec les larves de pucerons de cette espèce ont un faible taux de survie, alors qu'il est bon si elles consomment ce puceron adulte et ailé. La forme ailée ne stocke presque plus de glucosinolates (sinigrine notamment) et en excrète même (dans le miellat). Ce sont bien les glucosinolates qui sont en jeu, car des larves de pucerons élevées avec un régime sans glucosinolate, sont consommées sans effet négatif par les larves de coccinelles (que les pucerons soient au stade ailé ou non), alors que les formes ailées nourries avec un régime à 1 % de sinigrine tuaient les larves de coccinelles qui les mangeaient. Les pucerons ailés sont donc plus vulnérables à leur prédateur, mais le vol pourrait compenser cette carence par d'autres avantages (aptitude à échapper aux prédateurs et à coloniser de nouveaux milieux). Il pourrait s'agir d'un phénomène de coévolution et de convergence évolutive.


Défense des hôtes contre les pucerons


La sélection naturelle, au cours de l'évolution (coévolution en l'occurrence) a doté certaines plantes de mécanismes sophistiqués de défense contre les pucerons ou contre certaines espèces de pucerons.

Coccinelle mangeant des pucerons
L'une des stratégies les plus communes est de produire des substances repoussant les pucerons et/ou d'attirer les prédateurs du puceron (coccinelles et leurs larves, larves de syrphes).
Ainsi on a récemment montré (publication de 2010) que l'orchidée Epipactis veratrifolia émet une hormone qui est la même que celle émise par les pucerons stressés ou attaqués. Elle attire ainsi des syrphes sensibles à ces hormones qui pondent sur l'orchidée et fécondent la plante au passage, en diffusant son pollen). Dans ce dernier cas, l'association ne semble pas profiter aux syrphes, car les larves qui naissent sur la plante meurent en raison du fait que ces hormones éloignent aussi les pucerons que ces larves doivent manger pour vivre.



Symbioses


Symbiose nutritionnelles avec des bactéries

Les pucerons sont toujours (dans la nature) associés avec des bactéries endosymbiotiques, de genre Buchnera, dans des bactériocytes ou dans des cellules généralistes. Cette symbiose se déroule de la façon suivante : « en échange » de l'accueil au sein des cellules du puceron, Buchnera synthétise des nutriments que le puceron n'est pas capable de trouver dans son alimentation uniquement constituée de sève végétale (et donc très riche en sucres mais pauvre en certains acides aminés).

Autre type de symbiose

Les pucerons sont aussi réputés pour leur association avec plusieurs espèces de fourmis communes, comme Lasius niger. Les fourmis se nourrissent du miellat (liquide riche en sucres et en acides aminés sécrété par l'anus des pucerons), et en échange, elles transportent les pucerons vers les tiges où la sève sera la meilleure, leur garantissant également la sécurité. L'on voit même parfois des pucerons rapportés directement près du nid.

Matériel nécessaire pour traiter les pucerons


Pour pulvériser vos solutions de traitement, selon les surfaces à traiter, vous devrez utiliser un petit flacon pompe à main, ou un pulvériseur à pression de tailles plus ou moins importantes et portés à dos pour les plus gros.
Rincez-les soigneusement si vous devez les utiliser pour pulvériser d'autres produits. Mais le mieux est de les réserver à cet usage uniquement.

Conseils : les solutions utilisées, une fois préparées ne se conservent pas. Renouvelez-les à chaque application. S'il en reste, ne les jetez pas à l'égout.

Diagnostiquez la présence de pucerons


De toutes petites tailles, 1 à 4 mm, les pucerons ne sont pas toujours facilement visibles en début d'infestation sauf les gros pucerons verts que l'on peut remarquer sur des boutons floraux situés en bout de tige comme pour les rosiers.
La présence de fourmis doit vous inciter à regarder de plus près et notamment à l’intérieur des feuilles enroulées comme chez le pommier.
D'une façon générale, vous observerez des déformations des feuilles qui jaunissent, se dessèchent, des boursouflures et craquelures de l'écorce ou des racines qui sont atteintes.
Parallèlement, le rejet de miellat donne un toucher poisseux et entraîne souvent l'apparition de fumagine et/ou de fourmis.

Prévenir l'apparition des pucerons


  • D'une façon générale, maintenir vos plantes en bonne santé renforcera leur résistance aux pucerons.
  • L'emploi d'engrais chimiques favorise l'apparition des pucerons. Utilisez-les avec modération ou préférez-leur du compost ou des engrais organiques décomposés.
  • Dès la fin de l'hiver, avant le départ des branches charpentières, enduisez le tronc des arbres fruitiers ou autres arbustes d'une ceinture de glu d'au moins 10 cm de large avec des bandes de glu ou de la glu en pot. Ainsi vous interdirez l’accès de l'arbre aux fourmis qui y élèvent les pucerons.
    • Attention : lorsqu’elles sont nombreuses, les fourmis en se collant sur la glu peuvent finir par former de véritables ponts de cadavres. Il faut donc réengluer régulièrement dans ces cas-là.
    • La glu se trouve dans le commerce en pots à étaler avec une spatule ou en bandes imprégnées toutes prêtes à appliquer.
  • Favorisez la présence de prédateurs naturels des pucerons tels que coccinelles, syrphes et guêpes.
  • Plantez éventuellement dans votre jardin des plantes qui sont réputées pour éloigner les pucerons, tels que les œillets d'Inde, la lavande, la menthe, le thym, l’absinthe, la sarriette, la rue… à côté de vos cultures menacées.
  • Ou, au contraire, attirez-les au loin avec des capucines dont ils sont friands et qui vous permettront de les piéger.

Cas 1 : Traitez avec des solutions écolos


Il est possible de choisir des traitements respectant l'écosystème ou non toxiques pour l'environnement.
Trois principes de base :

  • Pour être efficaces, ces traitements sont à appliquer au plus tôt, avant que l'attaque de pucerons ne se développe trop.
  • Ces traitements ont tous une certaine efficacité dans la lutte contre les pucerons. Si l’un d’entre eux n'est pas suffisant, vous pouvez l'associer à d'autres ainsi qu'à l'usage de plantes répulsives pour additionner les effets.


Voici les différentes solutions à adopter pour une lutte écolo :

  • Introduisez des coccinelles ou encore mieux leurs larves dans les colonies de pucerons, après avoir éliminé les fourmis. Vous en trouverez maintenant assez facilement en vente dans le commerce, car cette méthode est très utilisée par les professionnels entretenant les espaces verts..
  • Pour de petites surfaces infestées à traiter, effectuez une pulvérisation d'eau savonneuse : diluez une cuillère à soupe de savon noir liquide, additionné ou non d'une cuillère à soupe d'huile végétale, dans 1 L d'eau tiède.



  Cas 2 : Traitez avec des insecticides chimiques


Si toutefois vous décidez d'utiliser des traitements plus radicaux, respectez ces trois règles de base :
  • Limitez au maximum, dans l'espace et dans la durée, l'utilisation de produits chimiques qui détruisent l'écosystème indispensable à la lutte naturelle contre les maladies ou les parasites :
    • Ne les utilisez pas en période de floraison de la plante sous peine de tuer les abeilles et autres insectes mellifères.
    • Toxiques également pour l'homme, ils sont le plus souvent rémanents : c’est-à-dire qu'ils mettent longtemps pour s'éliminer.
  • Privilégiez des produits à base de pyrétrines, de deltaméthrine ou autres pyrethrinoïdes toxiques uniquement pour les animaux à sang froid, comme les pucerons (poissons y compris) :
    • Choisissez un insecticide de contact si les pucerons sont bien visibles.
    • S'ils sont, comme souvent, cachés dans des replis ou des enroulements de feuilles, recourez à un insecticide systémique qui sera véhiculé par la sève et empoisonnera ainsi le puceron où qu'il se trouve lorsqu'il se nourrira.
    • Évitez l'usage des insecticides polyvalents qui associent un produit à effet choc (immédiat) et un autre à action prolongée dans le temps. Leur usage prolonge d'autant leur effet néfaste sur l'environnement.
Note : certains produits commercialisés associent les deux modes d'activité. Dans tous les cas, lisez bien les précautions d'emploi avant de les utiliser.


                                                                               réference : fr.wikipedia.org
                                                                                                                jardinage.comprendrechoisir.com